[Création en cours] — Performance / Édition — Conception, création, performance : Maïte Álvarez — Collaboration musicale : Michel Nyarwaya — Photographie : Mira Matthew
La nuit tombe, habitée par le chant des insectes nocturnes. Guidé par ma présence et ma voix, le public est invité à pénétrer dans un espace-temps qui semble étiré, éternel, épaissi. Il s’agit du temps de l’intériorité, celui des météores.
Les yeux se ferment, un voyage intrachorégraphique commence ici. Il s’agit d’une épopée qui se déploie sous la forme d’une expérience hypnotique, individuelle et collective. Les météores sont imaginé·es comme des êtres dont les mouvements peuplent le ciel de notre intériorité. Ces phénomènes célestes autrefois lus dans le ciel comme des présages, ici sont la multiplicité des voix — des présences, des deuils et des forces — qui nous cultivent.
Le cantique des météores naît du désir de manifester, par le chant, une forme de chorégraphie spéculative intérieure : celle des phénomènes qui nous traversent et qui façonnent le corps couche après couche — os, organes, muscles, peau. J’appelle ce processus une agriculture du corps, où le chant devient l’agent agricole de notre corps envisagé comme terre, terreau et territoire.
Construit comme une traversée poétique, Le cantique des météores explore les mutations du langage et des corps dans un monde en transition. Entre incantation et récit, il convoque des paysages imaginaires où la mémoire et l’intuition ouvrent des brèches vers d’autres manières de percevoir et d’habiter le monde. La voix s’y déploie comme les lignes d’un paysage semi-fictif, convoquant des danses et des forces de vie invisibles.




























